Anisantha tectorum (L.) Nevski
Cliquer sur les photos pour agrandir
Anisantha tectorum (L.) Nevski - Le brome des toits
Ce Brome, qui devient très rare en Périgord, a été observé au rond-point de l’autoroute à St Laurent sur Manoire.
L’Observatoire de la Biologie Végétale d’Aquitaine (OBV-NA) mentionne seulement 3 occurrences en Dordogne, dont
la station de St Laurent.
Le vert de la chlorophylle avait complètement disparu car au 21 mai 2026 cette espèce est mûre et complètement
desséchée, mais les exemplaires sont encore intacts … dans l’attente d’être broyés par les services d’entretien.
Cependant, s’agissant d’une espèce annuelle, les semences ont toutes les chances de tomber à terre et de renaître au
prochain printemps ! Ce qui n’est malheureusement pas le cas de toutes les espèces.
Visible de loin et très facile à reconnaître, ce brome présente systématiquement une panicule unilatérale à maturité.
Cette particularité est curieuse. Sa formation est mystérieuse car à priori on n’en voit, ni la cause, ni l’utilité … la
finesse des rameaux semble y contribuer, mais pourquoi ?
Notons aussi, que pour sa part, Bromus squarrosus, autre Brome s.l., penche sa panicule à l’horizontale avec les
arêtes fortement divariquées, tordues vers le bas, comme s’il voulait les voir tomber à plat !
Les genres de Bromus s.l. se reconnaissent facilement :
•
Le genre Anisantha par une glume inférieure à 1 seule nervure et des arêtes > aux lemmes.
•
Le genre Bromopsis par une glume inférieure à 1 seule nervure et des arêtes < aux lemmes.
•
Le genre Bromus par une glume inférieure à plusieurs nervures.
•
Quant à Cerathochloa, lui aussi a des nervures multiples sur la glume inférieure, mais ses glumes et lemmes sont
particulièrement carénées avec des nervures ‘’en relief ‘’ : en ce sens les épillets aplatis de C. cathartica ne
peuvent pas être confondus !
A noter : pour déterminer les bromes un caractère essentiel est tiré du port de la panicule ; à examiner toujours sur
des tiges normalement développées (au moins 10 épillets, 5 pour A. fasciculata) ; on trouve souvent des exemplaires
rabougris, pratiquement indéterminables hors de leur contexte. Cette homogénéité morphologique est due à
l'évolution réticulée du genre.
Reconnaissance de l’espèce Anisantha tectorum selon Flora Gallica :
1' - Lemmes les plus grandes < 23 mm de long (arête exclue) ; arêtes les plus longues < 35 mm .............................................
3
3' -Au moins 1 des caractères suivants : certains rameaux > 10 mm ; rameaux souples, étalés ou retom-bants ; épillets
non tous contigus .......................................................................................................................................................................................................................
5
5 - Lemmes les plus grandes < 14 mm de long (arête exclue) ; tige généralement pubescente sous la panicule ;
inflorescence parfaitement unilatérale et assez dense .....................................................................
Anisantha tectorum (L.) Nevski